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LES JEUNES AU TEMPS DU COVID

L’Association de patients de la Maison Médicale BVS s’est adressé aux jeunes pour leur demander comment ils vivent cette drôle de période ?
Leurs perceptions sont assez contrastées

 

Voici un texte écrit par Kimberley

 

Si je devais résumer la pandémie à laquelle nous sommes confrontés depuis bientôt un an, je la définirais comme une suite de conséquences psychologiques désastreuses. Personnellement, en tant que jeune étudiante en première année universitaire, je me sens abandonnée par le système éducatif. J’aimerais tout d’abord aborder l’isolement social dont nous faisons l’objet. Le manque d’intimité au sein du domaine familial fait également partie de ce problème majeur. Se supporter les uns les autres devient de plus en plus difficile et les violences domestiques se multiplient au sein de certaines familles. Concernant les cours, la motivation se perd de façon accrue. Le sentiment de fournir un travail régulier sans aucun but se fait de plus en plus ressentir.
La fin de ma dernière année secondaire fut désastreuse à tous niveaux. Les opportunités festives tant attendues depuis mon entrée dans cet établissement à savoir ; le voyage rhéto, le bal de fin d’année et la fameuse remise des diplômes furent annulés, sans parler du déchirant au revoir fait à mes amis et professeurs, ainsi qu’à mon école elle-même. Six années de ma vie brutalement arrêtées.
Depuis mon entrée à l’université, je me sens comme une étudiante robotisée sans aucune perspective d’avenir.

Les journées se ressemblent toutes et n’en finissent plus.
Nous sommes, par notre jeune âge, tiraillés entre cette fouge de la jeunesse et cette responsabilité qui nous est demandée.
La société en elle-même ne comprend pas notre mal-être et notre détresse psychologique.

Le désarroi financier est un problème majeur totalement mis de côté par notre système. J’entends par là, le manque de solution concernant les jobs étudiants, le payement de certains kots,… Une minorité des jeunes tente de s’acclimater à cette situation difficile et y parvient mais pour beaucoup d’autres, la réalité est tout autre.

Mon envie serait que des mesures soient mises en place, que cette incertitude dans laquelle nous sommes soit prise au sérieux,

et que nous puissions nous faire entendre au mieux.

 

bvs article

Nous remercions Pierre Kroll de nous avoir généreusement permis d’utiliser son dessin, paru dans « Le soir » du 18/02/2021, pour illustrer ce texte.

Et nous souhaitons du courage à tous les élèves fatigués et découragés, en espérant que dans futur pas trop lointain, ils pourront regoûter aux plaisirs nécessaires de leur jeunesse et reprendre confiance en leur avenir.

 

L’Association des patients

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