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les panneaux de la vengeance optA l’entrée de la petite ville d’Ebbing, Mildred, mère divorcée très en colère, découvre trois grands panneaux publicitaires à l’abandon. Elle décide de les louer pour un usage très personnel: écrire dessus un message agressif envers le shérif local qui selon elle, mène mal l’enquête sur le meurtre de sa fille, survenu sept mois plus tôt. Ce message provocateur divise alors la population d’Ebbing: si une partie d’entre elle comprend Mildred, l’autre soutient le shérif, d’autant plus que celui-ci se débat contre un cancer…

 

A travers ce faux polar, le réalisateur Martin McDonagh dresse le portrait d’un patelin de l’Amérique profonde dans toutes ses facettes, en ce compris les moins reluisantes. Son écriture, qui évite tout manichéisme, est brillante: tous les personnages, même les plus secondaires, sont passionnants, et les dialogues sont empreints d’un humour noir d’une férocité réjouissante. Un tel matériel est du caviar pour les acteurs: Frances McDormand est impériale dans ce rôle de femme à poigne, Woody Harrelson dans celui du shérif est impeccable, et Sam Rockwell, dans celui de son adjoint raciste, trouve là le rôle de sa vie.

Le scénario regorge de trouvailles… Quel régal!

 

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